Un Lavallois pour diriger le mondial de karting

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Un Lavallois pour diriger le mondial de karting

Guillaume Langlais avec ses drapeaux de directeur de course. Il sera à ce poste lors des championnats du monde, à Essay, les 20 et 21 septembre. © Ouest-France

Guillaume Langlais sera au départ des championnats du monde de karting, à Essay, dans l’Orne (61), les 20 et 21* *septembre. Il y officiera comme directeur de course.

Guillaume Langlais a les traits tirés. « Ce week-end, j’étais de service aux 24 heures du Mans Karting, s’explique-t-il, et j’ai enchaîné avec la rentrée. » Éducateur au lycée de l’Immaculée-Conception, le Mayennais, âgé de 34 ans, n’était pas au volant, mais aux commandes de la course. Un poste qu’il retrouvera dans deux semaines, pour le championnat du monde de karting, à Essay, dans l’Orne. « J’ai hâte d’y être. Depuis tout petit, je suis plongé dans ce monde. Mon père était pilote. Dès mes 15 ans, je suis devenu mécanicien. » Il côtoie des pilotes qui, aujourd’hui, courent en Formule 1, comme Romain Grosjean chez Lotus, « ou Nico Rosberg [en tête du championnat du monde, NDLR]. Je jouais au football avec lui entre les courses ! »

De l’autre côté de la piste

Pourtant, Guillaume ne ressent pas l’appel de la course. « J’étais ravi de ce que je faisais, et mes parents n’avaient pas les moyens de me faire courir. » Il reste plongé dans la mécanique jusqu’en 2006. L’Association sportive de karting (ASK) de Laval lui propose alors de devenir officiel. « J’ai passé les examens de commissaire et de directeur de course. C’est ainsi que l’aventure s’est lancée. » Il rejoint alors l’autre côté de la piste et gère désormais l’organisation. Cela va de la conformité du circuit aux licences des pilotes à examiner. « Nous vérifions si les murs de pneus sont bien fixés, détaille-t-il. Nous faisons aussi des commentaires sur des points de sécurité à améliorer. Nous cherchons à faire de chaque course une réussite, sur le plan sportif et l’événement en lui-même. » En piste, le directeur surveille les pilotes et assure leur sécurité. « Nous n’avons pas de radios, nous communiquons par le biais de drapeaux. »

Une approche pédagogique

Cette fonction lui plaît, d’autant qu’elle se rapproche de son métier. « Il y a beaucoup de relationnel. Comme l’éducateur au lycée, le directeur de course fait respecter les règles. » Il adopte une approche plus pédagogique « J’aime faire participer les pilotes lors des briefings, surtout les jeunes. Ça casse des barrières et crée de la confiance. » En 2009, il passe sa licence internationale, et gère des courses du championnat de France, comme en 2012, à Laval. « En début d’année, le président de la fédération de karting m’a proposé pour les courses mondiales. J’ai été sélectionné pour la manche d’Essay, fin septembre. » Une compétition mondiale qui rassemblera des jeunes à partir de 13 ans. Guillaume n’appréhende en rien cette course. « Je serai adjoint, je m’y rends pour apprendre, sans aucune pression ! » Et la barrière de la langue « Ça ira, s’amuse-t-il, même si mon anglais est un peu rouillé ! »

Article publié le dimanche 07 septembre 2014 dans Ouest France.

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